[giornata di studi]
Giornata internazionale di Studi promossa dall’Archivio del Moderno di Mendrisio, dal Deutsches Forum für Kunstgeschichte Paris e dall'INHA Institut National d'histoire de l'art, Paris.
Parigi, Deutsches Forum für Kunstgeschichte, 20 gennaio 2014.

Curatori: Letizia Tedeschi, Archivio del Moderno, Mendrisio; Jörg Ebelin, Centre allemand d’histoire de l’art, Paris;Philippe Sénéchal, Institut national d’histoire de l’art, Paris.

Interventi di: Jörg Ebeling, Centre allemand d’histoire de l’art, Paris; Ulrich Leben, Bard Graduate Centre,New York; Jean-Philippe Garric, Paris, Panthéon-Sorbonne; Antonino De Francesco, Università degli Studi di Milano; Letizia Tedeschi, Archivio del Moderno, Mendrisio; Francesco Repishti, Politecnico di Milano; Valeria Mirra, Archivio del Moderno,Mendrisio; Hans Ottomeyer, Munich; Élisabeth Caude, musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau; Andreas Beyer, Centre allemand d’histoire de l’art, Paris; Alexander Babin, musée de l’Ermitage, Saint- Pétersbourg. 

À l'époque napoléonienne et pendant la Restauration, Eugène de Beauharnais (Paris 1781 - Munich 1824) fut l'une des figures les plus représentatives du climat et du contexte culturels du moment.Vice-roi du Royaume d'Italie sous la domination française (Milan, 7 juin 1805 - 27 avril 1814), il devint par la suite duc de Leuchtenberg et prince d'Eichstätt, grâce à son mariage avec la princesse Augusta Amélie de Bavière (1788-1851). Après des débuts à Paris, sa carrière prit son essor et atteignit son apogée à Milan, pour se conclure à Munich, où il joua un rôle significatif de commanditaire et de collectionneur.Les points fondamentaux de l'action d'Eugène de Beauharnais que l'on désire approfondir concernent, d'une part, l'affirmation du « goût Empire » dans le domaine de l'architecture domestique – comme en témoigne sa résidence parisienne, l'hôtel particulier de la rue de Lille, rénové à partir de 1804 suivant les nouvelles tendances, indice paradigmatique d'une mutation générale touchant tous les arts – et, d'autre part, le rôle effectif du vice-roi dans la transformation de Milan en une capitale napoléonienne, des interventions urbaines au renouvellement des résidences royales selon le nouveau cérémonial, et jusqu'à la promotion des arts et des manufactures.Nous aborderons par ailleurs des thèmes particuliers, comme la fondation de la Pinacothèque de Brera et la constitution de sa collection privée.
Cet approfondissement permettra aussi de mieux comprendre la dépendance plus ou moins directe d’Eugène de Beauharnais à l’égard de Napoléon, dans les limites et les moments de son autonomie.
Ce qui nous conduira in fine à une comparaison entre Milan et Paris, poursuivant l’analyse des facteurs de continuité et celle des emprunts aux traditions culturelles italienne et lombarde.Dès lors, dans cette optique, l’épilogue munichois tient un rôle significatif, en permettant de mieux reconnaître la culture personnelle d’Eugène de Beauharnais, tout en offrant une relecture de l’héritage napoléonien, à travers le parcours d’un protagoniste ayant vécu cette épopée aux premières loges.
Le fils de Joséphine, que Napoléon adopta en lui octroyant le Royaume d’Italie, peut par conséquent être envisagé dans une relecture critique, comme un passeur privilégié des apories et des interpolations apparues entre la continuité et l’innovation, l’ancien et le moderne, qui ont marqué cette époque de grands changements culturels, sociaux, économiques et politiques. L’occasion nous est ainsi donnée de mieux appréhender l’élaboration de la pensée et du goût, des lois et des modèles, reflets d’un style de vie moderne, déterminant les lignes directrices concurrentes de la mutation de la scène urbaine,
des moeurs et de toutes les formes de l’art et de l’architecture, jusqu’aux instances politiques et sociales, dont les retombées sur les territoires, le tissu urbain de la ville et le style même des masses et des individus ne sont pas moins significatives.


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